La fondation

Pour perpétuer la mémoire de Laurence Trân, décédée en décembre 1981 à l’âge de 26 ans, une fondation a été créée à l’initiative de ses parents et de ses amis. Elle a pour but de couronner tous les deux ans l’ouvrage d’un jeune écrivain véhiculant les valeurs qui l’animaient: le rapprochement entre les cultures, la défense des libertés ou la solidarité pour les démunis.

Laurence Trân et la littérature

Laurence était une amoureuse de littérature, de mots, de la langue française, elle aimait cette possibilité d’exprimer l’incommensurable en quelques phrases, comme le témoigne l’extrait de son roman inachevé:

« Printemps 1979 : le printemps n’est qu’un enivrant simulacre de reconnaissance. Il consacre plutôt la mort prochaine, celle qui bouillonne sous le derme, la terre, l’écume… Le printemps, c’est l’éclosion des regrets, puis une lassitude d’autant plus âpre, qu’elle semble se désolidariser de l’euphorie générale. Le printemps braque ses feux sur nos misères surprises. Reviennent vite l’automne, sa fraicheur, et le monde en sépia… » » Ni Aurélien, ni Nadine, n’ont su qui les avait jeté l’un vers l’autre, ni lequel a senti le premier le besoin vital et mortel de quitter l’autre. Tacitement sans doute avaient-ils compris qu’il devait en finir seul. En finir n’est pas un acte désespéré. La vie est gluante, depuis l’arrachement du placenta, et la mort est si soyeuse… Un homme (une femme) qui est aimé est prisonnier.

« Cela est trop connu, n’y insistons pas » (Montherlant) »

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